L’Accrobranche, ou le parcours du combattant à Terre d’Amanar !
Mercredi dernier, ma copine Gégé
Ô grande prêtresse des arbres et moi on a eu une idée de génie… ou pas… faire de l’accrobranche !
Mercredi dernier donc, 9h31 quelques
part dans Marrakech : J’ai enfilé le jogging que je me suis payé pour aller faire du sport à la salle et qui n’a jamais bougé de mon armoire ma tenue de combat, Gégé ô grande prêtresse de la nature et moi sommes installées dans la voiture, on est prête à prendre la direction de Terre d’Amanar, à environ 30 minutes de Marrakech.
10h02 : On distingue enfin le panneau Terre d’Amanar au détour de virage et là, ô surprise, une piste… vous savez, le genre pleine de cailloux, de trous, hyper étroite et remplie de truc louches susceptibles de percer mes pneus… le style de piste pour les 4×4 quoi, vous avez tout compris…
10h08 : Je me dis que jamais ma voiture n’arrivera à atteindre le haut de la montagne où est perché le parc d’accrobranche…
10h11 : Une voiture arrive en face… et je me demande encore comment elle a fait pour passer entre nous et le vide…
10h18 : Enfin garées sur le parking au niveau du point d’accueil, j’ouvre vaillamment la portière de la voiture pour sortir… A savoir qu’entre Marrakech et le parc Terre d’Amanar, nous avons perdu environ 7°C, donc à ce moment là, refermer la portière de voiture a été un reflexe de survie de la part de mon corps…
10h19 : Avec ma copine de galère, on se dit que ça ne va pas être possible de sortir de la voiture en débardeur…
10h21 : Moi, avec une veste que j’avais oublié la veille dans la voiture, et la Gégé, emmitouflée dans le pull à grosses mailles de notre chaperon, on réussi à sortir de la voiture et braver les 17°C ambiants le froid sibérien… bah oui, un chaperon, vous ne pensiez quand même pas que l’Homme nous aurait laissé partir si loin toutes seules, voyons…
10h30 : Le ticket d’entrée pour le parcours d’accrobranche en main, la gentille madame de l’accueil nous indique la direction à prendre pour rejoindre les moniteurs, soit « tout droit, derrière la bute, et oui il faut y aller à pied »
10h31 : Z’êtes certaine ? C’est loin quand même non ?
10h34 : Passé la dite bute, Gégé et moi on fait tomber les pulls, l’échauffement est décidément très efficace.
10h37 : Harnachée des pieds à la tête avec le harnais, les doubles mousquetons rouges et la poulie bleue, en passant par le casque jaune poussin histoire de ne pas me perdre de vue.
10h40 : Le moniteur nous explique qu’il y a trois parcours. Le bleu hyper simple que même le gnome il serait soit disant capable de jouer à Tarzan dessus, le rouge qui se corse un peu, et le noir… on se croirait au ski quoi…
10h41 : Mais avant de jouer les imbéciles suicidaires qui se balancent au bord du vide les WonderWoman dans les airs, on nous emmène quand même nous entraîner à 10cm du sol avant… accrochée à ma poulie, j’ai les pieds qui touchent par terre, tout de suite c’est plus rassurant.
10h59 : Les choses sérieuses commencent… courtoisement, je laisse Gégé passer devant moi, les invités d’abords, je suis une fille bien élevée môa madame…
11h : Accrochée avec mes doubles mousquetons et ma poulie, je regarde Gégé glisser en hurlant le long de la tyrolienne… respirer, souffler, respirer, position du reflet de la lune…
11h02 : Je me lance…
11h02 et 1seconde : … et je ferme les yeux… manquerait plus que j’admire le paysage, non mais ça va pas, faut que je me concentre pour l’atterrissage !
11h02 et 5secondes : J’ouvre les yeux… je suis vivante !
11h02 et 6 secondes : C’était trop excellent, faut que je recommence !!
11h45 : Les ponts de singes, les tyroliennes montantes, descendantes, des tonneaux bizarres suspendus à 10m du sol, et j’en passe… À deux, on a enchaînés le parcours bleu puis le rouge, finger in the nose ! bon, j’avoue qu’au début j’ai pensé aux mousquetons qui lâchent, au câble qui décide de se rompre pile le jour où je suis dessus, bref à tout ça quoi… mais après 3 ou 4 balades au dessus du vide, je me suis dis que valait mieux pour eux que ça soit solide et donc que je pouvais me lâcher !
11h46 : Un des moniteurs qui nous surveille depuis la terre ferme, nous propose à présent d’enchaîner avec le parcours noir…
11h47 : … et qu’il faut signer une décharge pour ça !
11h48 : Regards en biais, haussement de sourcils et bouches pincées… après de hautes réflexions métaphysiques, sachant qu’on pouvait de toute façon descendre à tout moment, on s’est dit que tant qu’on y était, autant faire la totale… même pas peur.
12h01 : 3 épreuves plus tard, je me retrouve dans des espèces de cerceaux, à ramper sur le dos en m’aidant de mes bras, avec Gégé qui me hurle de pousser sur mes pieds… A un moment donné, j’adopte une position très particulière pour me sortir de cette galère, position qui me fait fortement penser à mon accouchement, bref, manquait plus qu’elle me cri d’attraper la clef et on se serait cru à Fort Boyard.
12h05 : Pendant que j’essaye d’attraper la plate-forme à la sortie des cerceaux après avoir perdu 3L de sueur, Gégé tente elle l’épreuve qui suit : le filet cauchemardesque… vous visualisez Ford Boyard et le filet que ceux qui plongeait chercher une clef devait remonter après ? bah c’est le même en moyen tout petit…
12h08 : Après deux essais infructueux, Gégé me cède sa place à contre-coeur le temps de reprendre son souffle court… très court…Prenez note, la Gégé est têtue,bornée, et ne renonce jamais…
12h11 : Je viens de passer le filet je ne sais pas comment et les muscles de mes bras sont désormais quasi inexistants… je ne pensais vraiment pas avoir autant de ressources physiques, ça fait plaisir ! Finalement, ça entretient la forme de courir après le gnome autours de la table du salon, vous voyez !
12h12 : Gégé décide de faire une troisième tentative…
12h18 : A force de hurlements d’encouragements pour qu’elle trouve la force de bouger son pied à droite et pas à reculons, elle finit par atteindre la mini plate-forme en haut du filet…
12h19 et 1 seconde : Gégé tente de reprendre son souffle… pendant que moi j’essaye de garder l’équilibre sur la plate-forme étant donné que maintenant on est deux dessus n’est-ce pas… je vous ai spécifié qu’elle était “mini” de chez “mini” la plate-forme, hein ?
12h19 et 3 secondes : Gégé me répète qu’elle a réussi, qu’elle a passé ce P*€&$#! de filet, mais qu’il faut qu’elle continue, le parcours n’est pas terminé… mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu…
12h19 et 5 secondes : Gégé enlace le tronc de l’arbre où est fixé la mini plate-forme et entame la position du Koala…
12h19 et 6 secondes : Je vois la tête de Gégé virer au blanc frigo… sachant que la dite Gégé est à la base marron clair comme elle se décrit elle même… ahem… oui je sais, l’angoisse que vous vous dites, mais attendez, le meilleur reste à venir…
12h19 et 18 secondes : à ce moment là, devinez ce qu’elle me dit ?! Qu’elle fait une crise d’asthme ! Et la première de sa vie soit dit en passant, à 8m du sol, c’est plus fun !
En 10 secondes le moniteur est arrivé jusqu’à nous en grimpant à l’arbre que moi j’essaye de faire ça je me casse une jambe et les deux bras… et moi je me suis retrouvée accrochée au pont de singe qui suivait, ne pouvant pas faire grande chose à par tenir la main de Gégé qui refusait catégoriquement que je la lâche, toujours en position du Koala à genoux enlaçant l’arbre, et qui limite disait au moniteur de lui amener un verre d’eau et de la laisser tranquille, ça allait bientôt passer !
Heureusement pour nous que le moniteur n’a écouté que lui et que Gégé a ainsi retrouvé le plancher des vaches en deux temps trois mouvements… pendant que moi je me suis dévouée pour terminer le parcours noir et que je ne suis pas peu fière de l’avoir terminé en un seul morceau si on oublie l’énorme bleu sous le bras gauche, les bleus sur les jambes et la brûlure à cause d’un câble sur l’épaule droite… G.I Jo n’aurait pas mieux fait, moi je vous le dis !
Et vous, l’accrobranche vous avez déjà essayé ??
Edit en passant : A savoir, Gégé a tenté pendant les 25 minutes qui ont suivi, de persuader le moniteur que ça allait beauuuuucoup mieux, qu’elle avait retrouvé tout son souffle et que là, elle était prête à remonter sur le filet pour terminer le parcours… décidement, elle n’abandonne jamais... d’ailleurs je suis certaine que quand elle va lire ces lignes, elle va m’assurer qu’à sa prochaine virée à Marrakech, la première chose qu’on fera sera de retourner terminer ce parcours noir !
Edit en passant number tou : Et en ce qui concerne les courbatures, tout bien réfléchi, courir après le gnome autour de la table du salon ne suffit pas hein... pendant les trois jours qui ont suivi, j’ai ressenti chaque muscle de mon corps, même des muscles dont j’ignorais l’existence, quand à mes abdos, ils sont en béton armé maintenant…paraît que je suis sur une bonne lancée là et que je devrais enchaîner avec un come back à la salle de sport pour ne pas perdre le rythme…
Edit en passant number frui : La photo en haut à gauche en fait, c’est le midi dans le restaurant du parc. La photo ne rend vraiment pas la vue magnifique qu’on avait de notre table, et le tajine de poulet il était trop bon, je ne vous en parle même pas !
Edit number fore : Et malgré toute cette torture, j’en redemande ! J’ai adoré et je compte bien y retourner !… mais pas tout de suite hein, faut encore que mes bras s’en remettent, vous êtes gentils…








