Bulle de vie

Le Chocolat est mon ennemi, fuir devant l ennemi, c est lâche…

Quelques notes de Jazz à la Mamounia

février4

Il est à peine 19h ce samedi soir et je viens de laisser en toute confiance les clefs de mon carrosse à un homme en costume traditionnel blanc, doré de couture, le tout parachevé par une cape… à l’époque ça devait être les rênes de leurs chevaux que les cavaliers leur abandonnaient, moi je leur tends une clef, la modernité que voulez vous…

Avec un grand sourire, cet homme me donne donc un coupon en échange de ma clef et m’invite à rentrer à l’intérieur. Sans même un regard derrière moi pour mon Patapouf, j’emboîte le pas à l’Homme le mien, faut suivre un peu ! et nous pénétrons dans ce bijou situé au cœur de la ville rouge : La Mamounia.

Trois ans pour rénover cet hôtel de légende à ce qu’on m’a dit. Trois ans durant lesquels ébénistes, maroquiniers, sculpteurs, maçons, tailleurs de pierre et j’en passe, ont mis leur savoir-faire à contribution pour refaire une beauté à cette grande dame.

Sans les connaître, je me dis que tous ont participé à faire de la Mamounia un chef-d’œuvre, car où que se pose le regard, on ne peut qu’être interpellé par cette multitude de mosaïques le long des colonnes, et ces sculptures minutieuses en plâtre qui courent le long des murs, ou encore ce plafond entièrement fait de boiseries peintes à la main…

Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler une experte en architecture, mais je suis vraiment restée en pâmoison devant tant de travail artisanal, et à mon goût, le rendu est juste magnifique. Un luxe loin d’être tape à l’œil, juste authentique, et cela fait qu’à peine passé la grande porte d’entrée avec trois personnes en capes et costumes pour nous ouvrir les lourdes portes battantes en bois, pas moins que ça je me suis sentie… à l’aise. On pénètre tout de même dans un palace, on pourrai se sentir gêné voire mal à l’aise, et bien même pas !

L’éclairage clair obscur rendant encore plus chaleureux les lieux à mes yeux, au bout de trois pas, j’avais presque l’impression d’être reçue chez des amis… bon ok, au bout de 5 pas, l’Homme et moi étions surtout un peu perdus, sans savoir vers où nous diriger dans cette grande galerie d’entrée… chaleureuse, mais immense… Heureusement pour nous, une hôtesse a remarqué notre perte minime de contenance et s’est dirigée vers nous pour nous sauver la mise.

Guidés par la jeune femme, nous remontons alors la grande Galerie Mamounia, où j’ai à peine le temps de rester en pâmoison devant la statue de Mamoune que déjà nous sommes arrivés à l’entrée de notre lieu de rendez-vous : Le Bar Churchill

Ambiance feutrée de cuir rouge, lumière tamisée, l’Homme et moi nous lovons dans les canapés en attendant nos amis qui ne devraient plus tarder à arriver…

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En entrant dans le Bar Churchill, qui tient son nom d’un des plus célèbres clients de l’hôtel, je me suis sentie propulsée dans l’ambiance Cotton Club des années 30. Les volutes de fumée qui dansent dans l’air, les conversations  des tables voisines qui couvrent à peine une musique d’ambiance jazzy, et les serveurs qui jonglent avec leurs plateaux où se côtoient des Whisky sans âge, des Cosmopolitan aux airs de Carry Bradshawet mon cocktail sans alcool… Non mais franchement, vous trouvez que ça fait très sérieux dans un lieu comme ça de commander un “Ourika”, sincèrement ?! Pourquoi les cocktails sans alcool ont toujours des noms absurdes, vraiment ça m’intrigue…

Bref, que cela soit un digestif, un Cosmopolitan ou un Cocktail Ourika, plus encore que de siroter un verre entre amis, c’est pour l’écouter Elle que l’on vient au Bar Churchill…

C’est aux alentours de 19h17 qu’ils font leur entrée discrète. Tandis qu’Elle installe tranquillement ses partitions sur son pupitre, son acolyte Donny, lui, règle le siège du piano. Piano à queue noir, rouge et translucide qui, soit dit en passant, fait office de bar pour ceux qui le désirent et est une véritable œuvre-d’art à lui tout seul je veux le même chez moi… en plus petit… quand je dis “s’il vous plaît” en général mes requêtes passent… ou pas…

Les premières notes résonnent alors dans le bar, se répercutant sur le tableau de Ray Charles qui veille au grain à ce qu’aucune fausse note ne vienne troubler les accords de Donny. Les conversations se font murmures, puis Elle se met à chanter…

Ça ne fait que quelques micro secondes que sa voix jazzy nous emporte sur un air des Fugees, que je rêve déjà de me réincarner en chanteuse de rhythm’n’blues black américaine.

Elle - et son sourire à me faire pâlir de jalousie - c’est Margaret Bell.

Au premier coup d’œil, c’est une femme qui me fait abandonner tout idée de rentrer dans une taille 36 tellement elle est belle de ses rondeurs bien placées. Et quand elle chante, elle dégage ce je ne sais quoi qui lui donne tout d’une grande, sa voix et son aura nous emportent, elle vit la musique, et personnellement, je pourrais rester des heures à l’écouter, balançant en rythme mon cocktail sans alcool à la main et fredonnant tout bas les refrains façon yaourt, puisque je ne suis pas fichue de retenir les paroles, encore moins quand c’est en anglais, soyons honnêtes !

Nous ne sommes pas resté jusqu’à minuit avec nos amis, nos estomacs ont crié famine bien avant mais l’espace d’une heure et quelques grains de sable, je remercie Margareth de m’avoir enivrée de sa voix soul et jazzy. C’était vraiment plus qu’un agréable moment, c’était une expérience à faire

… Et à refaire dans mon cas, puisque vendredi soir je compte bien y traîner l’Homme de nouveau ! Il faut en profiter, car d’ici fin Mars, quelqu’un d’autre prendra la place de Margareth, renouveau oblige… et comme ils ont mis la barre haute, va falloir que la nouvelle recrue assure, croyez moi !

Edit en passant : … je ne suis absolument pas objective, oui je sais, c’était juste fabuleux un point c’est tout !

En guise de voiture, j’ai un patapouf…

octobre23

Dans mes rêves, je me voyais déjà au volant de ma Mini rouge flash dans Marrakech, à partir sur les chapeaux de roues au feu vert tel un karting au départ de sa course… avec un limitateur de vitesse pour calmer mes ardeurs, je suis une fille sage moi, oui m’dame…

Sauf que tout ceci n’est que rêve pour l’instant, l’Homme en ayant décidé autrement en investissant dans l’énorme patapouf de 2 mètres de large qui me sert désormais de transport en commun. Noir, classe, mais large quand même… et il contient 7 places, en vue de la ribambelle de gnome que nous projetons d’avoir l’Homme et moi… 2 grands maximum pour le moment, je compte optimiser mes jeans tant que je rentre encore dedans si vous le permettez !

Bref, si j’avais eu une Mini, je trouverai une place en un claquement de doigt dans Marrakech, ce qui n’est absolument pas le cas avec mon Patapouf… je n’ai d’ailleurs pas encore envisagé le créno avec, je dois bien le reconnaître, je suis plutôt du genre à me garer à l’autre bout de la ville s’il le faut plutôt que de créer un embouteillage pendant 15 minutes l’avantage réside alors dans le fait qu’étant garée à chaque fois à perpète les oies, je fais ma petite séance de sport quand je crapahute deux bornes pour rejoindre ma destination finale…

La Mini elle, elle ne fait pas deux mètres de large tu vois, donc on passe approximativement partout sans trembler d’égratigner la voiture, même dans les pire recoins de la médina… avec mon patapouf, je me suis retrouvé la semaine dernière à passer entre un âne et une voiture garés de chaque côté d’une rue étroite… à double sens…. T’imagines même pas les litres de sueur que j’ai perdu en 7 minutes…

Bon, d’un autre côté, si on y regarde de plus prêt, je dois bien admettre que le patapouf a ces avantages, ne le blâmons pas si vite…

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Bah oui, au moins j’ai pu faire le plein de courses pour un moment, l’avantage d’avoir un coffre de plus de 2000L une fois les sièges rabattus !

… ce qui ne m’empêche pas de continuer de rêver d’une Mini où même ma poussette elle ne rentre pas…

L’Accrobranche, ou le parcours du combattant à Terre d’Amanar !

octobre5

img_0415.JPGMercredi dernier, ma copine Gégé Ô grande prêtresse des arbres et moi on a eu une idée de génieou pasfaire de l’accrobranche !

Mercredi dernier donc, 9h31 quelques

part dans Marrakech : J’ai enfilé le jogging que je me suis payé pour aller faire du sport à la salle et qui n’a jamais bougé de mon armoire ma tenue de combat, Gégé ô grande prêtresse de la nature et moi sommes installées dans la voiture, on est prête à prendre la direction de Terre d’Amanar, à environ 30 minutes de Marrakech.

10h02 : On distingue enfin le panneau Terre d’Amanar au détour de virage et là, ô surprise, une piste… vous savez, le genre pleine de cailloux, de trous, hyper étroite et remplie de truc louches susceptibles de percer mes pneus… le style de piste pour les 4×4 quoi, vous avez tout compris…

10h08 : Je me dis que jamais ma voiture n’arrivera à atteindre le haut de la montagne où est perché le parc d’accrobranche…

10h11 : Une voiture arrive en face… et je me demande encore comment elle a fait pour passer entre nous et le vide…

10h18 : Enfin garées sur le parking au niveau du point d’accueil, j’ouvre vaillamment la portière de la voiture pour sortir… A savoir qu’entre Marrakech et le parc Terre d’Amanar, nous avons perdu environ 7°C, donc à ce moment là, refermer la portière de voiture a été un reflexe de survie de la part de mon corps…

10h19 : Avec ma copine de galère, on se dit que ça ne va pas être possible de sortir de la voiture en débardeur…

10h21 : Moi, avec une veste que j’avais oublié la veille dans la voiture, et la Gégé, emmitouflée dans le pull à grosses mailles de notre chaperon, on réussi à sortir de la voiture et braver les 17°C ambiants le froid sibérien… bah oui, un chaperon, vous ne pensiez quand même pas que l’Homme nous aurait laissé partir si loin toutes seules, voyons…

10h30 : Le ticket d’entrée pour le parcours d’accrobranche en main, la gentille madame de l’accueil nous indique la direction à prendre pour rejoindre les moniteurs, soit « tout droit, derrière la bute, et oui il faut y aller à pied »

10h31 : Z’êtes certaine ? C’est loin quand même non ?

10h34 : Passé la dite bute, Gégé et moi on fait tomber les pulls, l’échauffement est décidément très efficace.

10h37 : Harnachée des pieds à la tête avec le harnais, les doubles mousquetons rouges et la poulie bleue, en passant par le casque jaune poussin histoire de ne pas me perdre de vue.

10h40 : Le moniteur nous explique qu’il y a trois parcours. Le bleu hyper simple que même le gnome il serait soit disant capable de jouer à Tarzan dessus, le rouge qui se corse un peu, et le noiron se croirait au ski quoi

10h41 : Mais avant de jouer les imbéciles suicidaires qui se balancent au bord du vide les WonderWoman dans les airs, on nous emmène quand même nous entraîner à 10cm du sol avantaccrochée à ma poulie, j’ai les pieds qui touchent par terre, tout de suite c’est plus rassurant.

10h59 : Les choses sérieuses commencent… courtoisement, je laisse Gégé passer devant moi, les invités d’abords, je suis une fille bien élevée môa madame…

11h : Accrochée avec mes doubles mousquetons et ma poulie, je regarde Gégé glisser en hurlant le long de la tyrolienne… respirer, souffler, respirer, position du reflet de la lune…

11h02 : Je me lance…

11h02 et 1seconde : … et je ferme les yeux… manquerait plus que j’admire le paysage, non mais ça va pas, faut que je me concentre pour l’atterrissage !

11h02 et 5secondes : J’ouvre les yeux… je suis vivante !

11h02 et 6 secondes : C’était trop excellent, faut que je recommence !!

11h45 : Les ponts de singes, les tyroliennes montantes, descendantes, des tonneaux bizarres suspendus à 10m du sol, et j’en passe… À deux, on a enchaînés le parcours bleu puis le rouge, finger in the nose ! bon, j’avoue qu’au début j’ai pensé aux mousquetons qui lâchent, au câble qui décide de se rompre pile le jour où je suis dessus, bref à tout ça quoi… mais après 3 ou 4 balades au dessus du vide, je me suis dis que valait mieux pour eux que ça soit solide et donc que je pouvais me lâcher !

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11h46 : Un des moniteurs qui nous surveille depuis la terre ferme, nous propose à présent d’enchaîner avec le parcours noir…

11h47 : … et qu’il faut signer une décharge pour ça !

11h48 : Regards en biais, haussement de sourcils et bouches pincées… après de hautes réflexions métaphysiques, sachant qu’on pouvait de toute façon descendre à tout moment, on s’est dit que tant qu’on y était, autant faire la totale… même pas peur.

12h01 : 3 épreuves plus tard, je me retrouve dans des espèces de cerceaux, à ramper sur le dos en m’aidant de mes bras, avec Gégé qui me hurle de pousser sur mes pieds… A un moment donné, j’adopte une position très particulière pour me sortir de cette galère, position qui me fait fortement penser à mon accouchement, bref, manquait plus qu’elle me cri d’attraper la clef et on se serait cru à Fort Boyard.

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12h05 : Pendant que j’essaye d’attraper la plate-forme à la sortie des cerceaux après avoir perdu 3L de sueur, Gégé tente elle l’épreuve qui suit : le filet cauchemardesque… vous visualisez Ford Boyard et le filet que ceux qui plongeait chercher une clef devait remonter après ? bah c’est le même en moyen tout petit…

12h08 : Après deux essais infructueux, Gégé me cède sa place à contre-coeur le temps de reprendre son souffle court… très courtPrenez note, la Gégé est têtue,bornée, et ne renonce jamais…

12h11 : Je viens de passer le filet je ne sais pas comment et les muscles de mes bras sont désormais quasi inexistants… je ne pensais vraiment pas avoir autant de ressources physiques, ça fait plaisir ! Finalement, ça entretient la forme de courir après le gnome autours de la table du salon, vous voyez !

12h12 : Gégé décide de faire une troisième tentative…

12h18 : A force de hurlements d’encouragements pour qu’elle trouve la force de bouger son pied à droite et pas à reculons, elle finit par atteindre la mini plate-forme en haut du filet…

12h19 et 1 seconde : Gégé tente de reprendre son souffle… pendant que moi j’essaye de garder l’équilibre sur la plate-forme étant donné que maintenant on est deux dessus n’est-ce pas… je vous ai spécifié qu’elle était “mini” de chez “mini” la plate-forme, hein ?

12h19 et 3 secondes : Gégé me répète qu’elle a réussi, qu’elle a passé ce P*€&$#! de filet, mais qu’il faut qu’elle continue, le parcours n’est pas terminé… mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu…

12h19 et 5 secondes : Gégé enlace le tronc de l’arbre où est fixé la mini plate-forme et entame la position du Koala

12h19 et 6 secondes : Je vois la tête de Gégé virer au blanc frigo… sachant que la dite Gégé est à la base marron clair comme elle se décrit elle même… ahem… oui je sais, l’angoisse que vous vous dites, mais attendez, le meilleur reste à venir…

12h19 et 18 secondes : à ce moment là, devinez ce qu’elle me dit ?! Qu’elle fait une crise d’asthme ! Et la première de sa vie soit dit en passant, à 8m du sol, c’est plus fun !

En 10 secondes le moniteur est arrivé jusqu’à nous en grimpant à l’arbre que moi j’essaye de faire ça je me casse une jambe et les deux bras et moi je me suis retrouvée accrochée au pont de singe qui suivait, ne pouvant pas faire grande chose à par tenir la main de Gégé qui refusait catégoriquement que je la lâche, toujours en position du Koala à genoux enlaçant l’arbre, et qui limite disait au moniteur de lui amener un verre d’eau et de la laisser tranquille, ça allait bientôt passer !

Heureusement pour nous que le moniteur n’a écouté que lui et que Gégé a ainsi retrouvé le plancher des vaches en deux temps trois mouvements… pendant que moi je me suis dévouée pour terminer le parcours noir et que je ne suis pas peu fière de l’avoir terminé en un seul morceau si on oublie l’énorme bleu sous le bras gauche, les bleus sur les jambes et la brûlure à cause d’un câble sur l’épaule droiteG.I Jo n’aurait pas mieux fait, moi je vous le dis !

Et vous, l’accrobranche vous avez déjà essayé ??

Edit en passant : A savoir, Gégé a tenté pendant les 25 minutes qui ont suivi, de persuader le moniteur que ça allait beauuuuucoup mieux, qu’elle avait retrouvé tout son souffle et que là, elle était prête à remonter sur le filet pour terminer le parcours… décidement, elle n’abandonne jamais... d’ailleurs je suis certaine que quand elle va lire ces lignes, elle va m’assurer qu’à sa prochaine virée à Marrakech, la première chose qu’on fera sera de retourner terminer ce parcours noir !

Edit en passant number tou : Et en ce qui concerne les courbatures, tout bien réfléchi, courir après le gnome autour de la table du salon ne suffit pas hein... pendant les trois jours qui ont suivi, j’ai ressenti chaque muscle de mon corps, même des muscles dont j’ignorais l’existence, quand à mes abdos, ils sont en béton armé maintenant…paraît que je suis sur une bonne lancée là et que je devrais enchaîner avec un come back à la salle de sport pour ne pas perdre le rythme…

Edit en passant number frui : La photo en haut à gauche en fait, c’est le midi dans le restaurant du parc. La photo ne rend vraiment pas la vue magnifique qu’on avait de notre table, et le tajine de poulet il était trop bon, je ne vous en parle même pas !

Edit number fore : Et malgré toute cette torture, j’en redemande ! J’ai adoré et je compte bien y retourner !… mais pas tout de suite hein, faut encore que mes bras s’en remettent, vous êtes gentils…

Inglourious Basterds

septembre8

19123474.jpgDimanche, vous n’allez pas le croire, mais on a fait une sortie l’Homme et moi en a-mou-reux. Mais siii, souvenez-vous, le genre de sortie qu’on se fait quand on n’a pas de mini bipède avec mégaphone et gigotements perpétuels intégré de gnome scotché à la jambe droite et qui cri mamou mamou mamou pour qu’on vienne jouer à la vroum vroum avec lui pendant plus de trois heures d’affilées…

… oui je sais, c’est un concept qui remonte tellement loin qu’on a du mal à se remémorer que c’était chose possible, mais faites un effort…

Commencez par visualiser la salle obscure, l’Homme, moi et mon pot de popcorn que c’est Ramadan,mais tout le monde sait que je suis une fille cruelle(ment gourmande)

Visualisez ce moment de bien-être et de joie profonde mes chakras totalement open et ma position de feng shui impeccablement orientée quand on se retrouve tel deux ados à leur premier cinéma, main dans la main, des sourires en coin… on n’est plus un papa et une maman, on est juste deux amoureux qui vont se faire une toilej’adôôre être au chômage parental pendant ces quelques heures !

… Et vous savez ce que l’Homme m’a emmené voir pour me changer des cris du gnome, de ces cascades du haut du canapé et de ses blessures de guerre ? le dernier Tarantino, Inglourious Basterds, avec tout plein de sang, d’hurlement et fusillades !

SYNOPSIS

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. “Les bâtards”, nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…

Bon, je ne vais pas dire que je n’ai pas aimé, au contraire, j’ai même adoré la fin… mais comme je suis une fille pleine de tact, je vous épargne de vous la raconter pour ne pas casser le suspense… Et s’il y a bien un art dans lequel excelle Tarantino, c’est bien celui de l’intrigue j’ai envie de dire !

Je ne suis pas particulièrement fan des scènes de tuerie où l’on voit absolument tous les détails, n’est-ce pas, par contre, les films où sur la fin tout s’accélère, les histoires s’entrecroisent avec des rebondissements improbables, et le tout explose en feu d’artifice à la fin, ça j’adore ! Intrigue insoutenable mais excellent !

Bref, ça faisait un sacré moment qu’on ne s’était pas fait de ciné avec l’Homme, et bien que j’envisageai un moment un peu plus fleur bleue, Disney et barbe à papa, je ne regrette pas d’avoir suivi le mouvement vers la salle 2 du Megarama…

… et au vu du prix qu’on a déboursé pour la place, ça aurait été dommage de s’en priver… euh, combien ?25 dirham la place… 2 euros et des grains de sables quoi… oui je sais, moi aussi ça m’enrage quand je paye à la caisse d’un cinéma français…

Et vous, votre dernier film c’était quoi, quand et avec qui ?

Edit en passant : D’après vous, ô grandes super mamans de la blogosphère : vers quel âge est-il envisageable d’emmener mon gnome allias la tornade voir un dessin animé avec des petits oiseaux bleus qui chantent et un mini héro qui fait du skate ? ... ahem… Question de maman qui essaye de repousser ce moment le plus tard possible, donc attention à votre réponse enthousiaste…

Une Crêpe Party ça vous branche ?

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Avouez qu’après un titre pareil, comme ça de bon matin, ça donne envie pas vrai ?

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… et la photo encore plus, oui je sais… 

Le weekend du 30 Mai, je serai de retour en France le temps d’un long weekend. Oui je sais c’est express, mais comptez sur moi pour profiter de l’absence de gnome pour faire le plein de sommeil… si si, le gnome reste avec l’Homme et moi, mère indigne que je suis, j’assume jusqu’au bout ! 

Bref, pour en revenir à nos moutons, approchez vous un peu que je vous explique mon plan d’attaque...

Le Lundi 1er Juin, je serais en train de flâner dans Paris, et je me suis dis qu’un déjeuner entre nanas ça serai chouette pour clore ce weekend Parisien, bloggueuse ou pas après tout, on ne va pas commencer à faire de discrimination non mais oh !

Donc si l’idée vous branche, je vous propose de laisser un commentaire enflammé, et pour celles qui ont des adresses où on peut déguster des crêpes qui déchirent, moi je suis preneuse !

C’est court et concis comme billet, mais j’avoue qu’en ce moment je cours partout, j’ai le temps de rien ! Mais promis, demain on va parler chouchoutage intensif, préparez vous à découvrir the marque que j’aime d’amour fétiche de cocooning !

Edit en passant : Et puis ce n’est pas parce que je refile le gnome à l’Homme que vous êtes obligés d’en faire autant hein ! Avec ou sans gnome, vous pouvez quand même venir vous bâfrer de crêpe avec nous ! j’utilise le “nous” dans l’espoir de vous motiver !!

Un Lundi à Paris, transports et compagnie

mars10

gamines_2.pngCa c’est du titre n’est il pas !? Vous êtes impressionnés par tant d’imagination et d’originalité, mais le talent des titres c’est inné que voulez-vous…

Donc, qu’ai je donc fait hier dans la Capitale ? Grande question métaphysique que vous vous posez, et que même si vous ne vous la posez pas, moi je vais vous en parler…et bien j’ai pris les transports en commun et là, je peux vous dire que ça m’a changé de ma voiture tout confort que j’aime d’amour encerclée d’ânes et de mobylettes à un feu rouge de Marrakech…

Qui dit transports dit tickets de métro & compagnie, et c’est comme ça qu’on se retrouve à demander poliment un aller-retour Paris à une guichetière aussi aimable qu’un âne justement… allez savoir si ce n’est pas l’âne le plus aimable des deux d’ailleurs... avec ce raisonnement, je comprends maintenant pourquoi elle est planquée derrière une vitre blindée tiens, à écrire ces mots, ça me fait penser à la Poste, pas vous ?

Bref, je disais donc, les transports… Après avoir obtenu mes tickets, j’ai été poser m’installer au chaud dans le RER, au fond, histoire d’observer tout le wagon… oui j’aime bien regarder les gens dans le train quand j’ai rien à lire, ça me passe le temps… et ce que j’ai pu constater, c’est qu’on parle de la crise, de la crise et encore de la crise à la télé, mais que les ¾ du wagon possède un Iphone, ou un Ipod ou un autre bidule dans le genre… enfin je dis ça je dis rien, juste je m’interroge…

Passé 5 stations, voilà que deux « d’jeunes » s’installent à côté de moi… ah si si, des gamins même, il n’y a qu’à écouter leur conversation pour en avoir la preuve concrète :

… tu pars du fait que F de X égal Y…. tu traces la tangente verticale mais attention à la valeurs interdite de la courbe…. L’équation sera faussée, donc le postulat de base….

Oui je sais, ce n’est que des bribes, mais vu que je n’étais pas une flèche en math au lycéeet que ça n’a pas beaucoup évolué depuis… je ne peux franchement pas vous en retranscrire plus… Tout ça pour dire que les 4 stations passées en leur compagnie, bah ça m’a rappelé mes années lycées, et que j’ai trouvé ça remontait à bien loin tout çadonc oui, c’était bien des « jeunes » !

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai pris un coup de vieux, n’exagérons rienmais j’ai quand même investi dans une crème anti-ride, repulpante, lissante et tout le toutim, on ne sait jamais, mieux vaut prévenir que guérir comme on dit, hein…

Edit en passant : Mais au fait, on ne sait toujours pas qu’est ce que j’allais fiche dans Paris avec cette histoire… du shopping évidemment ! … euh et d’ailleurs tant que j’y pense, l’Homme si tu passes par là par le plus grand des hasards, surtout ne fais pas tout de suite opposition à la visa, attends demain, il me reste une journée pleine de possibilités encore !

Edit en passant number tou : Et devinez avec qui j’ai mangé des California Roll’s au saumon le midi ? Avec ma Sand évidemment ! Super maman d’un petit Elijah, que je ne le connais pas personnellement ce petit bonhomme, mais qu’il m’a l’air très prometteur comme mon gnome perso côté tempérament ! Eh pssit... Tu crois que je me répète si je te dis que j’ai passé un super moment en tête avec nos Maki ? ;-)

L’Huile d’Argan, ou Les Coopératives Féminines Targanine

janvier13

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Devinez où donc je me suis rendue hier après-midi ? oui, gagné ! à l’aéroport ! Si je continue à faire les allers retours comme ça, je vais finir par connaître tous les gardiens du parking…

Je suis donc allée chercher une copine à moi esthéticienne de métier, que si elle me le propose gentiment un massage relaxant, hyper déstressant et anti crise de nerf contre les gnomes, je ne pourrai pas le refuser, ça va de soit, avec son petit bout’chou de 3 ans et des poussières… je me retrouve donc maintenant avec deux mini tornades à la maison, je me demande bien dans quel état on va me retrouver à la fin de la semaine !

Une des premières choses que mon amie aimerait ramener du Maroc, c’est de l’huile d’Argan. Sauf que Marrakech, ce n’est pas du tout la région où est fabriqué cette huile exclusivement marocaine… celle qu’on trouve ici est la plupart du temps diluée avec de l’huile de tournesol… Pour en trouver de la vraie et pur, il faut se rapprocher des régions où poussent les Arganiers, et pour ça, c’est à Essaouira que je me rends, mais ça, je vous en avais déjà parlé ici, souvenez-vous…

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La semaine dernière d’ailleurs, j’y étais à Essaouira, à me balader dans la médina et à déguster du poisson pêché du matin…. Dehors, en terrasse, sous le soleilok, c’était facile, j’arrête de vous narguer… surtout qu’il y avait quand même un petit vent frais et que j’ai dû enfiler un manteau… j’arrête, promis…

dsc_0495.JPGBref, qu’est ce que je disais… ah oui... La coopérative Tiguemine où nous nous sommes rendu cette fois-ci se trouve donc sur la route, à une dizaine de kilomètres d’Essaouira. Passé la grande porte d’entrée, on respire à pleins poumons cette odeur de cacahuète qui embaume le patio, caractéristique de l’huile d’Argan. Dans cet endroit sont installé une vingtaine de femmes qui cassent, décortiquent et pressent le fruit de l’arganier. Ici, tout est fait à la main, gage de qualité selon notre hôte, car le fer contenu dans les machines dénaturerait le goût de l’huile d’Argan à ce qu’il paraît…

Tout commence par le ramassage du fruit tombé de l’arganier, une espèce de grosse noix très foncée, à gauche sur la photo. Une fois récoltée et séchée, on va casser sa coque pour en extraire son noyau, au milieu sur la photo. Enfin, on casse le noyau pour en extraire deux amandons, à droite sur la photo.

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Après, selon si l’on veut à terme de l’huile d’argan alimentaire où de l’huile d’argan cosmétique, la seule étape qui changera, c’est la torréfaction des amandes qui seront ou non grillées. Donc avant d’être pressées, dans le cas de l’huile alimentaire, elles seront grillées, ce qui donnera le goût plus prononcé de l’huile d’argan. Et pour une huile cosmétique, on pressera directement à froid les amandes, sans les griller… vous suivez toujours ?

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Après tout ça, c’est l’étape du pressage à la meule des amandons, grillés ou pas. Les femmes obtiennent ainsi une espèce de pâte, qu’il va falloir malaxer pendant plusieurs heures pour obtenir d’un côté la fameuse huile d’argan, et de l’autre, un pâte sèche essorée jusqu’à la dernière goutte d’huile d’argan. Cette pâte qui pourra servir, en la mélangeant avec un peu d’eau tiède, à faire des masques de beauté par exemple. Rien ne se jette tout se transforme comme on dit non ? Et bien avec le fruit d’arganier c’est pareil, même les coques de noix pourront servir à faire alimenter le feu de la cheminée.

Et à partir de l’huile d’argan, il y a beaucoup de dérivés qui sont crées, dont le Nutella marocain comme ils l’appellent ici, je veux parler de l’Amlou ! Un mélange d’huile d’argan, de miel et d’amandes pilées… quand la demoiselle m’a proposé un second morceau de pain pour regoûter un petit coup, je ne me suis pas faite prier deux fois, j’avoue !

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Ces coopératives, il en existe une cinquantaine répertoriées. Elles sont crées en partie pour donner un travail aux femmes, veuves, seule ou sans revenu et contribuer à l’amélioration de leur conditions de travail. Il y a quelques temps, vous avez peut être entendu parler d’une polémique au sujet de fausses coopératives qui auraient ouvert leurs portes dans cette région… Ces établissements sont depuis un peu mieux contrôlés, mais on n’est pas à l’abri d’une huile d’argan noyée avec de l’huile de tournesol, ou d’une fausse coopératives où les femmes toucheraient un salaire de misère sans voir la couleur des bénéfices…

Bon allez, ce midi, c’est salade composée avec une sauce à base d’huile d’argan, et légumes revenus au wok avec un chouilla d’amlou… affaire à suivre et bon appétit !

Les Souks et le Palais El Badi de Marrakech

janvier7

Bon, d’accord, je vous fais mes plus plates excuses, car en ce moment, c’est un peu la relâche en ce moment, faut l’avouer… Oui, mais ce n’est pas totalement ma faute si je ne poste pas tous les jours hein, prenez notes, les invités y sont pour quelques choses aussi !

Depuis deux trois jours c’est visites culturelles et marchandage intensif dans les souks, aujourd’hui c’est escapade à Essaouira, et demain, le programme n’est pas encore bien défini, mais c’est certain qu’on ne restera pas longtemps affalé sur le canapé… Du coup je délaisse un peu mon ordinateur, à l’inverse de mon appareil photo que je dégaine à tous les coins de rues !

dsc_0163.JPGIl y a quelques jours, toute notre petite troupe a débarqué les souks… et quand je dis toute la troupe, cela comprend : un de mes meilleur ami que tout le monde prend pour un rappeur américain, sa maman qui nous prévient d’emblée qu’elle n’a aucune patience en ce qui concerne la négociation de babouches, l’Homme complètement KO après un réveil à 4h du matin pour le boulot, et moi évidemment, slalomant avec une poussette contenant un gnome-marcheur en pleine super méga forme… sous entendu, un gnome-marcheur qui n’a aucune intention de rester tranquillement dans sa poussette, sinon c’est pas drôle…

Malgré le monde et les touristes qui arrivent en masse à cette époque de l’année, j’adore me balader dans les souks. Les odeurs du cuir, des tanneurs ou encore des épices qui se mélangent, l’ambiance bonne enfant qui règne chez la plupart des commerçants, et surtout, la négociation acharnée à un dirham près pour une paire de babouches, je trouve ça géniale, surtout quand tout le monde joue le jeu !

Tiens, pour ceux que ça intéresse, voici les prix de quelques unes de mes trouvailles, au cas où vous voudriez venir faire votre shopping par ici un de ces quatre… et le premier qui me dit que je me suis faite arnaquer je le défi de venir faire mieux !

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30 Dirhams la sublime paire de babouche bling-bling qui brillent

A chaque fois que je vais chez Mustafa, j’en ressors avec une ou deux paires de babouches chaussons à 30 dirhams pièce, pas un de plus. Ce sont des babouches à bout rond, toutes souples, sans aucune semelle rigide, et comme c’est destiné à faire office de chausson, elles ne sont pas vouées à marcher dehors sous la pluie… c’est l’expérience qui parle là, on est d’accord… Bon, celles-ci ont vécue comme vous pouvez le constater sur cette magnifique photo, mais vu que j’ai une paire de chaque couleur ou presque, je peux alterner et augmenter leur durée de vie !

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130 Dirhams pour avoir la classe à table avec sa bouteille d’eau ! Pour un prix pareils, on peut effectivement dire merci à mon papa d’amour qui a essoré les prix jusqu’au bout… Moi je me serais faite avoir à 180 Dirhams deux boutiques avant celle où on les a trouvé, j’avoue tout…

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Avant-hier, c’est aux détours d’une ruelle du souk que j’ai enfin trouvée mes brochettes pour barbecue en bois de cèdre. Taillées devant mes yeux par un artisan, je n’ai même pas osé négocier le prix annoncé, 60 Dirhams pour les 12 brochettes… je lui aurais même volontier donné le double sans problème tellement j’étais bluffée de la technique avec laquelle il taillait le bois…

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… si si, avec les pieds en grande partie, vous ne rêvez pas… ah, faut le voir pour le croire, moi je vous le dis !

Tiens, et le petit truc posé à côté des brochettes sur la photo précédente, vous savez ce que c’est ?… une cuillère à miel, et ça coûte 20 Dirhams !

Bon, la liste n’est pas exhaustive, je pourrais continuer encore longtemps avec tout ce que j’ai ramené des souks depuis le temps que je suis ici, mais je vais m’en garder un peu sous le coude, sinon je n’aurais plus rien à vous raconter !

img_4287.JPGEt pour terminer en beauté la journée soukesque d’avant-hier, nous sommes allés visiter le Palais El Badii. En plein cœur de l’effervescence de la médina, dès qu’on passe la porte de ce site culturel, le calme revient, les jardins plantés d’Orangers apaisent et l’histoire du lieu captive. Construit par un sultan Saadien en l’honneur d’une victoire de guerre, il finira réduit en ruine, par jalousie… même si c’est un tantinet plus compliqué que ça, je trouve que ça résume assez bien la situation !

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Mais ce que je préfère par dessus tout dans ce lieu, ce sont les Cigognes. Perchées sur les remparts, elles y ont installé leur nid, et le spectacle est tout simplement sublime à mes yeux…

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Sur ce, je vous souhaite une excellente journée ! En ce moment je dois sûrement être sur la route en direction d’Essaouira… en espérant qu’il n’y ait pas une course de vélo comme l’année dernière pour nous rajouter deux heures de route en plus, merci d’avance… !

Passez moi le fer 7, s’il vous plaît

novembre27

Ce soir encore, je suis bercée aux doux sons des «ohhhh P$%#* t’as vu c’te passe de folie !», ou encore des «ahhhhhh mais quel C$%#* celui là, il a taclé !!», pour finir par un «et M$%#*, un but…»

Bref, que du bonheur, j’adore le foot, c’est vraiment un sport tout en délicatesse…

D’ailleurs je me sens tellement sportive dans l’âme ce soir, que je vais vous raconter mon expérience de haut niveau de la semaine, je veux parler de ma première séance… de golf ! si si, vous avez bien compris, du golf… et que le premier qui vient me dire que ce n’est pas du sport, je lui demande gentiment de m’expliquer d’où qu’ils viennent alors tous mes courbatures depuis deux jours… Des abdos, aux cuisses en passant par les bras et les épaules, j’ai mal partout…

A part un mini-golf par-ci par-là, et un entrainement intensif sur l’ordinateur les dimanches après-midi en famille, jamais je n’avais tenu un club entre les mains, et encore moins frappé une balle à plus de 50m. Virtuellement, je connais tout du golf, les fairway et les bunker, les fers et les bois, tout ou presque… mais en pratique c’est autre histoire…

Jamais je n’aurai cru que frapper dans une balle pendant une heure allait me filer autant de courbatures. Et encore, je ne suis restée que sur le practice - l’endroit où l’on s’entraîne au swing parfait et où l’on frappe les balles le plus loin possible - qu’est ce que ça aurait donné si j’avais fait 10km à pieds à courir derrière ma balle pour faire un 18 trous… j’imagine que j’y serais toujours à l’heure qu’il est…

En tout cas, j’ai juste adoré et je compte bien retourner m’entraîner un de ces 4, dans l’espoir de rivaliser avec Tiger Woods au prochain Championnat de golf !

Edit en passant : Vous savez, quand on veut taper dans la balle, on s’applique et surtout, on donne toute la patate qu’on a sur la balle en question… sauf qu’on la loupe, sinon c’est pas drôle… du coup on entend que le bruit du vent fouetté par le club, on tourne sur soi même tellement on a donné d’élan mais la balle elle, n’a pas bougé d’un iotaun fou rire comme jamais, à en pleurer, je peux vous dire que rien que pour ça, ça vaut le coup de faire du golf entre débutants !

Edit en passant number tou : tellement ils ont adorés, l’Homme et ses amis on décidé d’abandonner le foot pour le golf, vous croyez que je dois les croire ?

Le Roi Lion, au théâtre Mogador à Paris

octobre27

Ces derniers jours, on pourra dire que j’ai beaucoup voyagé. Après une escapade en Thaïlande au Blue Elephant et une dégustation de pâtes à Gênes avant d’embarquer sur le bateau pour Tanger, c’est au cœur de la savane Africaine que j’ai passé ma dernière soirée Parisienne…

L’Homme m’a fait une magnifique surprise ce mercredi en m’emmenant voir la comédie musicale du Roi Lion au théâtre Mogador. La salle était pleine à craquer avec standing ovation à la fin du spectacledonc que dire de plus à part que c’était juste splendide ?

J’ai été émerveillé devant les costumes et les maquillages des acteurs, qui tous nous ont livré cette histoire avec tellement de passion que ça m’en a donné la chaire de poule. Et bien qu’il y ait eu certaines libertés de prises au niveau des paroles des chansons et de quelques scènes de transitions, moi ça ne m’a absolument pas perturbé, bien au contraire. J’ai trouvé que ça redonnait de l’intérêt à l’histoire, surtout quand on sait que la moitié de la salle la connaît par cœur !

Avec les personnages de Zazou, Timon et Pumba que j’ai trouvé bourrés d’humour, c’est La chanteuse Zama Magudulela , incarnant incroyablement bien le personnage du singe Rafiki, qui m’a beaucoup marqué. Elle m’a fait découvrir avec sa voix ,tantôt douce, tantôt puissante, les chants de son pays natal, l’Afrique du Sud, et rien que pour ça, je suis sur le point d’acheter l’album pour me le passer en boucle dans la voiture.

Pour résumer, c’est encore mieux que ce que l’on pourrait imaginer, et même l’Homme qui n’est pas forcément fan des comédies musicales serait prêt à retourner le voir, c’est pour vous dire ! Autant pour les enfants que pour les adultes, en famille, entre amis ou en amoureux, c’est plus qu’une simple comédie musicale à mes yeux, c’est juste the spectacle à aller voir !

… bon, et vu la promo que je viens de leur faire, s’ils pouvaient avoir l’obligeance de m’envoyer une place que je retourne le voir, j’en serai ravie hein !

Edit en passant : A l’heure qu’il est je suis sûrement en train de me battre avec mes valises… encore… ou en train de débarquer au port de Tanger… allez, plus qu’une journée de route maintenant et je suis de retour à Marrakech mardi dans l’après-midi !!

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