Quelques notes de Jazz à la Mamounia
Il est à peine 19h ce samedi soir et je viens de laisser en toute confiance les clefs de mon carrosse à un homme en costume traditionnel blanc, doré de couture, le tout parachevé par une cape… à l’époque ça devait être les rênes de leurs chevaux que les cavaliers leur abandonnaient, moi je leur tends une clef, la modernité que voulez vous…
Avec un grand sourire, cet homme me donne donc un coupon en échange de ma clef et m’invite à rentrer à l’intérieur. Sans même un regard derrière moi pour mon Patapouf, j’emboîte le pas à l’Homme le mien, faut suivre un peu ! et nous pénétrons dans ce bijou situé au cœur de la ville rouge : La Mamounia.
Trois ans pour rénover cet hôtel de légende à ce qu’on m’a dit. Trois ans durant lesquels ébénistes, maroquiniers, sculpteurs, maçons, tailleurs de pierre et j’en passe, ont mis leur savoir-faire à contribution pour refaire une beauté à cette grande dame.
Sans les connaître, je me dis que tous ont participé à faire de la Mamounia un chef-d’œuvre, car où que se pose le regard, on ne peut qu’être interpellé par cette multitude de mosaïques le long des colonnes, et ces sculptures minutieuses en plâtre qui courent le long des murs, ou encore ce plafond entièrement fait de boiseries peintes à la main…
Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler une experte en architecture, mais je suis vraiment restée en pâmoison devant tant de travail artisanal, et à mon goût, le rendu est juste magnifique. Un luxe loin d’être tape à l’œil, juste authentique, et cela fait qu’à peine passé la grande porte d’entrée avec trois personnes en capes et costumes pour nous ouvrir les lourdes portes battantes en bois, pas moins que ça je me suis sentie… à l’aise. On pénètre tout de même dans un palace, on pourrai se sentir gêné voire mal à l’aise, et bien même pas !
L’éclairage clair obscur rendant encore plus chaleureux les lieux à mes yeux, au bout de trois pas, j’avais presque l’impression d’être reçue chez des amis… bon ok, au bout de 5 pas, l’Homme et moi étions surtout un peu perdus, sans savoir vers où nous diriger dans cette grande galerie d’entrée… chaleureuse, mais immense… Heureusement pour nous, une hôtesse a remarqué notre perte minime de contenance et s’est dirigée vers nous pour nous sauver la mise.
Guidés par la jeune femme, nous remontons alors la grande Galerie Mamounia, où j’ai à peine le temps de rester en pâmoison devant la statue de Mamoune que déjà nous sommes arrivés à l’entrée de notre lieu de rendez-vous : Le Bar Churchill
Ambiance feutrée de cuir rouge, lumière tamisée, l’Homme et moi nous lovons dans les canapés en attendant nos amis qui ne devraient plus tarder à arriver…
En entrant dans le Bar Churchill, qui tient son nom d’un des plus célèbres clients de l’hôtel, je me suis sentie propulsée dans l’ambiance Cotton Club des années 30. Les volutes de fumée qui dansent dans l’air, les conversations des tables voisines qui couvrent à peine une musique d’ambiance jazzy, et les serveurs qui jonglent avec leurs plateaux où se côtoient des Whisky sans âge, des Cosmopolitan aux airs de Carry Bradshaw… et mon cocktail sans alcool… Non mais franchement, vous trouvez que ça fait très sérieux dans un lieu comme ça de commander un “Ourika”, sincèrement ?! Pourquoi les cocktails sans alcool ont toujours des noms absurdes, vraiment ça m’intrigue…
Bref, que cela soit un digestif, un Cosmopolitan ou un Cocktail Ourika, plus encore que de siroter un verre entre amis, c’est pour l’écouter Elle que l’on vient au Bar Churchill…
C’est aux alentours de 19h17 qu’ils font leur entrée discrète. Tandis qu’Elle installe tranquillement ses partitions sur son pupitre, son acolyte Donny, lui, règle le siège du piano. Piano à queue noir, rouge et translucide qui, soit dit en passant, fait office de bar pour ceux qui le désirent et est une véritable œuvre-d’art à lui tout seul… je veux le même chez moi… en plus petit… quand je dis “s’il vous plaît” en général mes requêtes passent… ou pas…
Les premières notes résonnent alors dans le bar, se répercutant sur le tableau de Ray Charles qui veille au grain à ce qu’aucune fausse note ne vienne troubler les accords de Donny. Les conversations se font murmures, puis Elle se met à chanter…
Ça ne fait que quelques micro secondes que sa voix jazzy nous emporte sur un air des Fugees, que je rêve déjà de me réincarner en chanteuse de rhythm’n’blues black américaine.
Elle - et son sourire à me faire pâlir de jalousie - c’est Margaret Bell.
Au premier coup d’œil, c’est une femme qui me fait abandonner tout idée de rentrer dans une taille 36 tellement elle est belle de ses rondeurs bien placées. Et quand elle chante, elle dégage ce je ne sais quoi qui lui donne tout d’une grande, sa voix et son aura nous emportent, elle vit la musique, et personnellement, je pourrais rester des heures à l’écouter, balançant en rythme mon cocktail sans alcool à la main et fredonnant tout bas les refrains façon yaourt, puisque je ne suis pas fichue de retenir les paroles, encore moins quand c’est en anglais, soyons honnêtes !
Nous ne sommes pas resté jusqu’à minuit avec nos amis, nos estomacs ont crié famine bien avant mais l’espace d’une heure et quelques grains de sable, je remercie Margareth de m’avoir enivrée de sa voix soul et jazzy. C’était vraiment plus qu’un agréable moment, c’était une expérience à faire…
… Et à refaire dans mon cas, puisque vendredi soir je compte bien y traîner l’Homme de nouveau ! Il faut en profiter, car d’ici fin Mars, quelqu’un d’autre prendra la place de Margareth, renouveau oblige… et comme ils ont mis la barre haute, va falloir que la nouvelle recrue assure, croyez moi !
Edit en passant : … je ne suis absolument pas objective, oui je sais, c’était juste fabuleux un point c’est tout !


Oh mon Dieu, j’ai juste été transportée!!! J’avais l’impression en te lisant d’être sur place avec toi et de profiter moi aussi de la fabuleuse voix de Margaret. Bon, je pense savoir ce qu’il me reste a faire… Ahhhhh, je veux aller au bar Churchill moi aussi!!!!! Des bisous a toi et sache que c’est juste un plaisir de te lire tous les jours (oui je sais, j’arrete pas de le dire)….
on s’y croirait…. tu vois quand tu veux tu peux nous écrire des choses merveilleuse, il faut juste que tu en ai envie mais je pense que c’est repartit non !!! Plein de bisous à tous
Marrakech, ça fait quand même un bail que je n’y ai pas mis les pieds… Une visite s’impose avec un détour par La Mamounia, c’est sûr !
magnifique dommage que cela finisse fin mars mais elle a du faire un disque
renseigne toi je suis acheteuse (pour mon grand frère ) il adore le jazz
quand à la description de la Mamounia c’est vrai on s’y transporte avec toi
il ne me reste qu’a voir sur place
bisous bisous
magnifique billet.
je devais etre assis pas loin du piano …
Big kiss
Ma Fille Chérie
Voila pourquoi je voulais te faire étudier le piano ,pour que tu puisses apprécier plus pleinement les Artistes et la musique .
Donc ,même si tu n’a pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je suis fier de tes talents et je t’aime .
La vie est longue et moi j’ai repris la musique a 61 ans donc tout espoir n’est pas perdu !!!
Je ne connais ni l’hotel ni la chanteuse, mais tu donnes envie d’aller voir les deux ! Et puis si elle ne reste qu’un mois, ça te donnera l’occasion de retourner la voir avant son départ.
Je file sur son myspace.
Ahh la Mamounia..Hôtel mythique, quelle chance que tu aies pu y mettre les pieds !!!
Je ne sais pas si tu as eu mon message sur ton téléphone, j’essayerai de te rappeller demain..J’espère que tout va bien ?
Bizzz
quel endroit splendide!!! peut on visiter l hotel depuis qu ils l on refait?
Bravo pour ce blog! Continuez! Pascal.
pascaldjemaa.over-blog.fr